Un gouvernement nommé, un premier Conseil des ministres, et déjà une échéance majeure : ce lundi après-midi, Fatima Ezzahra El Mansouri doit présenter son programme devant les deux Chambres du Parlement. Trois jours après sa nomination par le Roi Mohammed VI, la nouvelle cheffe du gouvernement entre dans le vif du sujet, avec un projet de loi de finances pour 2027 à boucler dans un calendrier particulièrement serré. Le changement est politique, mais il reste à savoir s’il sera aussi programmatique. Car plusieurs ministres du précédent gouvernement sont reconduits, notamment à l’Intérieur, aux Affaires étrangères et à la Justice. Les ministères régaliens, eux, ne changent pas de mains.
Quelques évolutions retiennent toutefois l’attention : Fouzi Lekjaa prend les commandes de l’Économie et des Finances, Nabil Benabdallah revient à l’Éducation nationale et un ministère dédié à l’intelligence artificielle, à la transformation numérique et à la réforme de l’administration fait son apparition. Et lla représentation des femmes reste un sujet de débat, malgré l’accession historique d’une femme à la primature.
Alors, que peut-on attendre concrètement de ce gouvernement ? Quelles sont ses priorités, ses marges de manœuvre et ses fragilités ? Entre urgence sociale, croissance, emploi, services publics et préparation de la Coupe du monde 2030, le nouvel exécutif sera jugé moins sur sa composition que sur les résultats qu’il apportera aux Marocains. C’est ce que nous allons examiner dans Les Décodeurs.
Invités: Mohamed Douyeb, journaliste et communicant et et Docteur Hicham EL BAYED, professeur d’économie internationale, expert en Branding et politiques publiques